2. La féminisation

18 Nov

Guillaume Malochet dans son article « La féminisation des métiers et des professions. Quand la sociologie du travail croise le genre » paru en 2007 dans Sociologie pratiques, définit la féminisation comme “la croissance du nombre de femmes dans une activité identifiée comme masculine, au vu de l’hégémonie des personnels masculins en son sein et/ou des « qualités » socialement jugées nécessaires pour l’exercer. »

Hier…

Un article du site « Socio-voce » écrit par Frédérique Giraud expose le fait que : « La féminisation n’intervient jamais dans un contexte stable et s’articule toujours à d’autres phénomènes de changement » C’est pour cela que la majorité de la féminisation s’est accomplie lors de situations inhabituelles. La féminisation connu donc son plus grand essor lors des guerres, au moment où les femmes furent réquisitionnées pour remplacer les hommes partis au combat, et soutenir l’économie du pays.

Cela a été pour elles le moyen de s’émanciper. Le site « Women at work » nous expose l’évolution des femmes au cours de ces évènements :

Aux Etats-Unis, lors de la seconde guerre mondiale, « en raison de l’absence de beaucoup d’hommes ayant rejoint l’armée, certaines femmes ont été placées en dehors de leurs rôles traditionnels et ont pris position dans les emplois traditionnellement réservés aux hommes. »

A Londres, « lorsque le combat est parvenu jusqu’aux zones civiles, les femmes se sont retrouvées dans l’obligation de protéger leurs familles (enfants, personnes âgées) et de continuer à fournir de la nourriture et un abri durant l’urgence. »

Durant cette guerre,  » Comme avec la plupart des guerres, de nombreuses femmes ont trouvé des rôles, des opportunités et des responsabilités élargis ».

Le processus de la féminisation, et donc de l’engagement des femmes dans l’économie, a commencé par un statut de « remplaçantes » des hommes absents.

…Et aujourd’hui

La féminisation d’un emploi n’est pas forcément signe d’égalité. Comme l’explique la sociologue Anne-Chantal Hardy, dans un article du Monde. En prenant l’exemple de la hausse du nombre de femmes médecins, elle explique que cela également dû au délaissement de la médecine par les hommes, au profit d’autres métiers tel que la finance.  « Les femmes ne sont pas venues concurrencer les hommes, mais tout simplement occuper les places qu’ils avaient laissés vides. »

Malgré la hausse du nombre de femmes dans les emplois de tous genres et le fait qu’elles soient majoritairement plus diplômées que les hommes, les inégalités entre hommes et femmes  restent très courantes dans le domaine du travail.

Mais l’emploi féminin se place comme nécessaire car en effet, les femmes s’affirment de plus en plus par leur efficacité : « Les entreprises ayant le plus fort taux de femmes dirigeantes ont de meilleures performances financières que celles qui comptent proportionnellement moins de femmes ». [Etude menée par le cabinet Catalyst]

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